Juin 12 2019

Bon vent Mathias et Hortense !

Hoyez hoyez, braves voyageurs éco-responsables 😀

Hortense et Mathias s’apprêtent à partir

pour un voyage “zéro déchet zéro avion”

pendant un an 😛 !

 

Pour surfer dans leur sillage et

les encourager mille après mille…:

. Le lien de leur site internet

. Zéro Waste Bordeaux

  . Leur page Facebook

  . Leur page Instagram

  . Le lien de leur financement participatif

 

 

 

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Avr 22 2019

Parole d’amour

L’amour consiste à vouloir le bonheur d’autrui:

À l’instar d’une mère qui aime son enfant,

Nous devrions tout consacrer,

notre corps, nos biens et nos mérites

À aider les autres en apprenant à supporter

le mal qu’ils peuvent nous faire.

 

JIGME LINGPA (1729-1798)
Le Trésor de précieuses qualités, p. 74.

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Avr 05 2019

Méditer c’est aussi s’entraîner à écouter selon Christophe André

 

Un dialogue constructif

 

Avoir toujours raison ?

Je me souviens d’un petit dessin humoristique, juste et drôle. C’est un couple qui est assis dans son lit, chacun sur son oreiller, les bras croisés et l’air contrarié des gens qui sont en train de se disputer. La dame demande au monsieur : « mais pourquoi cries-tu si fort ? » Et le monsieur de répondre : « parce que j’ai tort ! »

Je me rappelle aussi l’impression ressentie lors de ma première lecture de « L’Art d’avoir toujours raison » de Schopenhauer : ça m’avait fichu le spleen de réaliser que certains lecteurs s’en inspireraient sans doute pour défendre leur point de vue sans écouter celui de l’autre.

La parole comme ustensile de fourberie ou comme sport de combat ? Très peu pour moi !

Il y a tellement de moments où nous voulons avoir raison pour justement de très très mauvaises raisons ! Par orgueil, par égoïsme, par intérêt, par entêtement, par paresse… Du coup, on n’est plus crédible quant on s’attache à avoir raison pour de bonnes raisons, pour la défense de nos idéaux plutôt que celle de notre égo.

Mais ce n’est pas facile d’échapper à cette tentation !

Dans son « Autoportrait au radiateur », le poète Christian Bobin raconte ce moment d’un dialogue : « Je réponds n’importe quoi, je réponds pour arrêter la question, pas pour l’éclairer. » Nous avons à nous surveiller, régulièrement, de cette tentation de ne pas écouter, et de répondre seulement pour nous soulager, pour faire taire l’autre, ou pour avoir raison.

C’est un travail régulier et passionnant d’autodiscipline et d’auto-observation. Par exemple, lorsqu’on s’entraîne à méditer, on s’entraîne aussi à écouter, à s’observer en train d’écouter. Et on découvre que bien souvent, on n’écoute pas l’autre qui parle : mais on le juge, on compare ses convictions avec les nôtres, on prépare ses propres réponses…

Alors qu’en écoutant vraiment autrui, sans chercher à savoir qui a raison ou qui a tort, en cherchant juste à comprendre comment il voit les choses, on entre dans un dialogue et on écarte l’affrontement de deux égos devenus sourds l’un à l’autre…

Et vous, c’était quand la dernière fois où vous avez senti qu’au lieu d’écouter vous cherchiez à avoir raison ?

 

Ce texte reprend une chronique de Christophe André,

dans l’émission d’Ali Rebehi,Grand bien vous fasse, sur France Inter. 

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Mar 14 2019

Une certaine philosophie du bonheur

Une philosophie du bonheur ?

Qui était le Bouddha ?

La tradition zen : pourquoi méditer ?

L’avenir appartient à ceux qui s’éveillent tôt

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Mar 13 2019

Les effets positifs de la Méditation sur notre cerveau

 

La méditation, ensemble de techniques développant la régulation des émotions et le contrôle de l’attention, permet en effet de moduler les réactions corporelles. Elle consiste à focaliser son attention sur un objet, une sensation ou, au contraire, à l’élargir à tout ce qui nous entoure (présence ouverte). Dans l’ouvrage Cerveau et Méditation (Allary, 2016), un dialogue avec le neurologue Wolf Singer, Matthieu Ricard expose comment on peut se forger un cerveau plus agile, résilient, heureux et surtout altruiste. Il décrit cinq points clés pour y arriver.

1. Réguler ses émotions pour ne plus en être esclave

Décrypter et réguler ses émotions consiste à toutes les accepter, même les plus douloureuses, et à en identifier les nuances pour mieux les moduler. Les sept émotions de base (tristesse, colère, dégoût, joie, peur, surprise, mépris), sont en réalité plus complexes qu’il n’y paraît… car les méditants chevronnés distinguent jusqu’à 58 états mentaux principaux. Ainsi, si la colère comporte de l’agressivité, voire de la malveillance, elle présente des aspects positifs comme la clarté, l’attention et l’efficacité que l’on peut utiliser dans une juste indignation par exemple. Le défi mental est donc de renforcer les composantes positives de toute émotion sans se laisser emporter par les tendances négatives, source de souffrances.

2. Focaliser et maintenir son attention

« Les méditants peuvent maintenir leur attention à un niveau optimal pendant des périodes relativement longues […] même après quarante-cinq minutes », souligne Matthieu Ricard. Comment ? En entraînant leur esprit à se focaliser, sur le souffle, un son, un objet, pour entrer dans un “flux attentionnel” qui, paradoxalement, peut se maintenir sans effort chez les pratiquants chevronnés. Les aires cérébrales liées à l’attention sont en effet moins activées chez ces derniers comparativement aux méditants débutants alors que leur performance est très élevée.

3. « Se laisser traverser par ses pensées »

Méditer ne consiste pas à “ne penser à rien” ni à “faire le vide”. Il s’agit plutôt de laisser passer les pensées, tels des nuages, sans s’attacher à aucune. « Il est inutile de tenter de bloquer les pensées qui sont déjà là […] mais il s’agit de les empêcher d’envahir notre esprit », explique Matthieu Ricard. L’esprit atteindrait ainsi un état de conscience “pure”, un « espace de travail intérieur », que l’on peut « remplir de contenus sélectionnés intentionnellement comme l’empathie ou la compassion ».

4. Développer la compassion

La plus puissante des méditations – qui active le plus d’ondes gamma- est celle “de compassion”, où l’amour altruiste emplit l’espace mental. Quand des méditants en état de compassion entendent des cris de détresse et un rire de bébé, les aires du cerveau liées à l’empathie sont activées. Ce qui indique un accroissement de la sensibilité au sort d’autrui. Une étude du Pr Tania Singer, de l’Institut Max-Planck (Allemagne), a démontré que le burn-out était un épuisement émotionnel dû à une “fatigue de l’empathie”. Selon elle, cultiver la bienveillance agirait comme un antidote.

5. Maintenir un flux positif en s’endormant

« Un pratiquant s’efforce de méditer sur l’amour altruiste jusqu’au coucher », assure Matthieu Ricard. Perpétuant ce flux positif dans le sommeil. Chez les méditants chevronnés, l’accroissement des ondes gamma se maintient effectivement même endormis, avec une intensité proportionnelle au nombre d’heures consacrées à la méditation. C’est la marque d’« une transformation stable de leur état mental habituel ».

 

Les effets positifs de la méditation dans le temps.

 

Conférence d’Antoine Lutz à la Cité des Sciences

 

 

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